L'actualité en temps (presque !) réel de la Compagnie théâtrale de la Cordée
lundi 16 décembre 2013
mercredi 30 octobre 2013
Êtes-vous livre ce soir ? (28 octobre 2013)
La Compagnie de la Cordée vous donne rendez-vous le samedi 15 février 2014 à 18h30 à l'espace culturel de Fayence (Var) pour une veillée littéraire, "Êtes-vous livre ce soir ?"
Proposé par le réseau des médiathèques MEDIATEM (St Raphaël - Pays de Fayence), cet événement s'inscrit dans le cadre de la manifestation "Culture en chemin" dont vous pouvez consulter l'intégralité du programme ici.
Plus de précisions très prochainement !
R.I.P. L.M.D.M. (ou IN MEMORIAM) (3 décembre 2012)
De Fayence à Cucuron, en passant par Annecy, Dourdan ou Marseille, nous avons eu l'immense privilège de vous présenter, pendant presque trois ans, Sophie Larguit, Serge Lemoine, Léon Barbin (dit «Le Beau Léon») ou Victoria Raillon... Privilège de faire (re-)vivre des morts qui ne prennent vie que parce qu'ils sont morts ! Paradoxe magnifique du théâtre, mais paradoxe sublimé par le génie de Patrick Kermann. Il va de soi que la première de nos reconnaissances va vers lui, auteur fabuleux qui a su décrire si justement la vie de ces morts si banals et si exceptionnels par leur banalité, justement. Il est évident que cette aventure nous a apporté mille joies, mille plaisirs, mille rencontres... Certains (comme moi !) trouveront peut-être troublant que la dernière représentation de cette Mastication des morts, le 1er décembre 2012 à Cucuron (Vaucluse), fut donnée dans une salle nommée «l'Eden» ! Mais quoi de plus logique, finalement ? N'ont-ils pas mérité le paradis, les Vinchon, les Rouart, les Duchamp (de St Aignan) ? Bien sûr que si !
Notre grande joie, aura été toutes ces couronnes de fleurs reçues tout au long de ce parcours dans l'au-delà ! Naïvement, nous avons d'abord cru qu'elles nous étaient destinées ces fleurs, tout comme ces louanges ou ces applaudissements ! Mais non, ce n'était pas pour nous, c'était pour eux, pour toutes les Morétaines, pour tous les Morétains enterrés non loin de la tranquille rivière Raguse ! Bien sûr ! Aimée Dupont (Épouse Nadin) nous avait d'ailleurs prévenus : elle n'avait rien contre les fleurs et les couronnes ! C'est vrai que c'est plus gai, non ?
Vous aurez été un peu plus de 4000 à venir vous recueillir dans la joie, l'émotion, le rire ou la gravité sur ou à côté des tombes du petit cimetière itinérant de Moret-sur-Raguse : au nom des Morétaines-z-et Morétains cité(e)s plus haut, nous tenons à vous remercier le plus profondément, le plus chaleureusement possible. Sans vous et vos dépôts de gerbes d'enthousiasmes multicolores, nous n'aurions pu vous colporter ces morts joyeuses ou tristes, et ces morts eux-mêmes, si proches de nous tous. Merci.
Comme l'a très justement écrit Corine, reprenant un autre génie nommé Jean Anouilh, nous sommes désormais «inconsolables et gais». Inconsolables d'abandonner un spectacle aussi jouissif que celui-ci, bien sûr, mais incontestablement gais parce que nous savons finalement que tous les défunts de Moret-sur-Raguse seront éternellement condamnés à vivre ! Grâce à d'autres troupes, d'autres comédiennes et comédiens, d'autres décors, d'autres Morétains même (que nous avions laissés dans leur caveau de papier). Oui, elle est aussi là notre joie ; savoir que la Compagnie de la Cordée n'aura été que le jouet, le pantin du Dieu Kermann qui a su merveilleusement nous manipuler afin que nous donnions vie à notre tour à ces marionnettes sépulcrales. Chapeau bas, Monsieur Kermann ! Vous nous avez bien eus ! C'est sûrement pour cela qu'à chaque représentation, "on se sentait comme qui dirait bizarre..." Mais nous sommes restés sages. Pas question de se révolter, ni pour cela, ni pour "l'ostentation ornementale des caveaux de la classe possédante" ! N'est pas Pascal Grangeon qui veut ! On en aurait sûrement perdu la tête !
Non, nous avons su garder les pieds «sous» terre, et c'est heureux.
Comme nous sans doute, vous n'aurez rien appris de la mort en parcourant les allées tonitruantes de cette nécropole agitée de Moret-sur-Raguse. Non, en fait, la mort, comme Jacques Rimey, on ne sait pas vraiment.
Mais la vie, là oui, on sait... Là, oui, on sait la vie.
Yves
L'ouvrage "La mastication des morts" de Patrick Kermann est édité chez Lansman Editeur
Echelle... de valeurs (18 septembre 2012)
Voilà, nous revenons d’Annecy. C’est beau Annecy, c’est même très beau. Nous y sommes allés pour jouer La mastication des morts, de Patrick Kermann, (pour la 26ème fois) dans le cadre du III° Festival « Sur un Plateau », évènement organisé par l’association Artissimo. C’est beau Annecy ! Un joyeux festival, totalement décomplexé, minutieusement préparé par une bande de « théâtreux » comme on les aime : humbles avant tout, humains, drôles, vifs, généreux, ouverts et… rouges-banane !
C’est beau Annecy !
C’est d’autant plus beau, Annecy, qu’on a failli la manquer. A cause d’une misérable échelle, à cause d’une misérable salle de spectacle vieillotte, pour ne pas dire d’un autre âge. Une piteuse salle comme on en voit beaucoup. Polyvalente, comme on dit. Tellement polyvalente qu’on n’a absolument pas envie d’y foutre les pieds. Polyvalente, donc moche (en plus !) Polyvalente et sans équipement (pour que ce soit encore plus polyvalent ?!) Deux ou trois projecteurs moyennâgeux, des rideaux caca d’oie hideux, et aucun régisseur ou responsable pour faire vivre cette sale salle. La polyvalence ne donne décidément pas envie ! Et nous arrivons là, par une belle journée de juillet, enthousiastes, toujours, prêts à tout pour que le spectacle soit une réussite incontestable. Mais la polyvalence, ça casse aussi énormément l’enthousiasme, justement. A plus forte raison quand les hôtes, même s’ils sont de bonne volonté, incontestablement, vous laissent vous dépatouiller avec le rien, avec le néant. Alors on prend l’échelle, cette funeste échelle, pour monter tout là-haut régler ces maudits projos aux lampes grillées. C’est haut 7 mètres, très haut ! Enfin, tant bien que mal, on parvient au réglage du dernier… et là, catastrophe, cette putain d’échelle ripe des pieds, glisse d’un seul coup et c’est la chute ! De 7 mètres ! C’est haut 7 mètres ! De la scène, je vois Michel s’écraser au sol en criant ! L’horreur !! On se précipite auprès de lui, terrifiés ! Il grimace de multiples douleurs au dos, aux fesses, aux pieds, aux jambes, mais il vit, il bouge, il respire, il parle ! C’est un miracle ! Les pompiers arrivent immédiatement et l’emmènent très vite et très précautionneusement à l’hôpital de la ville. Nous sommes effondrés ! Effondrés et scandalisés par ces salles immondes délaissées par les instances municipales qui se foutent éperdument de la culture en général et du théâtre en particulier, et à plus forte raison quand celui-ci est labellisé « amateur » ! Polyvalence, polytraumatismes !
On annule évidemment la représentation. Nous qui devions ouvrir ce festival, nous nous retrouvons à plier décors et bagages, en attendant, fébriles, des nouvelles de l’hôpital.
Et enfin, Isabelle nous appelle et nous informe que Michel n’a rien de cassé, qu’il n’a que des multiples contusions, qu’il ne peut ni marcher ni se tenir debout mais qu’il n’y a rien de grave selon l’hôpital. Oui, un miracle.
C’était le 23 juillet. Un mois et demi avant Annecy.
C’est beau Annecy !
Mais allions-nous pouvoir nous y rendre ? Est-ce que Michel, alité la majeure partie du mois d’août, serait en mesure de jouer ? Rien n’était moins sûr. Devions-nous prévenir Artissimo d’une probable défection, alors que la promo du festival battait son plein ! Cruel dilemme !
Puis Michel est revenu de sa convalescence, plus ou moins en état, mais avec des douleurs dorsales lancinantes et une claudication pénible. Mais le bonhomme n’est pas du genre à se laisser abattre ! C’est le moins qu’on puisse dire ! Banco pour Annecy !
C’est beau Annecy !
C’est beau de vrais organisateurs de festivals, compétents, investis, impliqués ! Annecy, ça n’aura été que du bonheur ! Des rencontres inoubliables, des échanges chaleureux, des retrouvailles aussi ! Une ambiance chaleureuse, complice, entre troupes, entre troupes et organisateurs… Oui, que du bonheur !
C’est beau Annecy !
C’est beau un maire d’une ville de 50.000 habitants qui a une considération pour le théâtre, pour le théâtre amateur ! Un maire qui nous reçoit sous les ors de sa belle mairie pour saluer ce festival de théâtre amateur. « Sur un plateau » !
C’est trop rare pour ne pas être souligné. Un maire qui est très attentif à ses échelles… de valeurs ! ça rassure !
C’est beau Annecy !
Même quand rien n’est simple, comme par exemple quand notre régisseur Diarra est dans l’impossibilité de se libérer pour nous accompagner. Encore un obstacle. Mais un obstacle vite contourné par Cécile, Luciano, Gilles et les autres, qui nous garantissent que notre régie sera effectuée par quelqu’un de chez eux. Nous sommes évidemment un peu anxieux, avouons-le ; une régie, ce n’est jamais simple quand on ignore tout de la pièce jouée ! Et tellement important, tellement vital pour le spectacle ! Oui, nous avons un peu peur, c’est indéniable. Le régisseur qui officie à la salle Pierre Lamy, un certain Eric, vient nous rencontrer la veille, nous disant qu’il n’aime pas trop faire ce genre de boulots, d’autant plus qu’en la matière, il a vécu de fâcheuses expériences. On discute, on parlemente, on tente de le rassurer, on lui dit qu’on simplifiera la conduite… etc. Eric accepte le challenge ! Nous convenons d’un filage technique le samedi avant de jouer, une fois que tout serait réglé.
A l’heure convenue, le lendemain, nous installons nos décors et commençons à régler les projecteurs avec Eric, régisseur précis, dévoué, compétent et… providentiel ! Tout se passe le mieux du monde, y compris ce fameux filage technique. Nous n’avons pas besoin de nous étendre des heures pour expliquer nos effets : Eric comprend tout très vite et nous révèle, là encore, toute sa compétence en matière de spectacle. Mais bon, tant que la pièce n’est pas joué, on demeure réservé, c’est humain.
C’est beau Annecy !
C’est beau une salle encore vide dont la quasi-totalité des fauteuils arborent de petits autocollants indiquant les places réservées ! C’est grandiose ! ça donne le trac et c’est délicieux !
C’est beau Annecy !
C’est beau une salle pleine à craquer et un public qui réagit au quart de tour ! C’est beau, c’est art… issimo !! Les premières scènes s’enchainent et force est de constater que « notre » régisseur s’en sort comme un chef ! Qu’il est DANS le spectacle, qu’il est AVEC nous !! Génial !! ça roule, ça percute, ça remue… Nous savourons ces incomparables moments de bonheurs absolus à être sur scène face à un public si présent, si nombreux, si…, si… les mots nous manquent !
C’est beau Annecy !
Le salut arrive et nous sommes heureux de voir ce public lui-même heureux de notre prestation : suprême récompense ! Et Eric a tout simplement été … royal !
Je ne peux évidemment pas m’empêcher de lui rendre
hommage durant ce salut, et les autres Encordé(e)s avec moi, en demandant aux spectateurs de se lever, de se tourner vers la régie et d’ovationner Eric pour son superbe travail. C’était bien là la moindre des choses ! Parce qu’au-delà de son incontestable compétence, Eric est un type comme on aimerait en rencontrer beaucoup ! D’une gentillesse et d’un dévouement digne du Théâtre Amateur, celui qu’on aime, celui de ces improbables rencontres, bref, l’incomparable luxe du théâtre amateur !
C’est beau Annecy !
C’est un peu plus haut que les Alpes-de-Haute-Provence, la Haute-Savoie ; ça aurait pu nous effrayer de monter si haut… en cas de chute. Mais non, il y a décidément une certaine échelle de valeurs sur laquelle on se sent vraiment en totale sécurité.
C’est beau Annecy !
Merci Annecy… ssimo !
Yves Guillerault
pour la Compagnie de la Cordée
mardi 29 octobre 2013
La Mastication en Haute-Loire ! (12 juin 2012)
Notre prochaine représentation de La mastication des morts aura lieu loin de chez nous, puisque nous irons en Haute-Loire, au festival de Monistrol-sur-Loire !
On peut suivre la communication sur la page Facebook du festival ou encore sur l'évènement Facebook lui-même.
Et pour plus d'informations sur notre spectacle, vous pouvez évidemment consulter notre page "Mastication des morts" sur notre site.
La Cordée à la Croisée des Arts ! (3 juin 2012)
Même si les conditions d'accès se révèlent assez laborieuses, essentiellement pour des questions de sécurité et de décors à ignifuger impérativement, nous aurons la joie, ce samedi 9 juin à 21h00, de jouer dans cette toute nouvelle salle de St Maximin (83), "La Croisée des Arts" (infos)
Organisé par l'association SAGA-THEATRE, ce IV° Festival "Au Clair de la Plume", vous propose pas moins de 6 spectacles sur 3 jours, les 8, 9 et 10 juin.
Comme vous le voyez, nous y serons pour notre part, avec LA MASTICATION DES MORTS et, bien entendu, nous vous y attendons nombreux !
Rens & réserv. : 06.86.75.40.69
Nouvelle adresse électronique et postale ! (30mai2012)
Pour nous joindre par courrier postal, c'est désormais à cette adresse qu'il faut écrire :
Quant au courriel, c'est celui-ci :
Le site Internet reste inchangé :
Compagnie de la Cordée
240 E ancienne route de St Paul
83440 FAYENCE
Tel :
04.94.68.69.03 - 06.33.24.88.94
Quant au courriel, c'est celui-ci :
Le site Internet reste inchangé :
Inscription à :
Articles (Atom)










